Suite aux informations envoyées aux parents depuis hier, à quelques demandes d’explications supplémentaires et aux nouvelles reçues :

1 – Dans un souci d’efficacité, il nous semble impératif que toutes les parties concernées restent soudées : ce que nous souhaitons obtenir de la Mairie et de l’Éducation nationale, ce sont des moyens supplémentaires pour accueillir tous les enfants dans de bonnes conditions. Il ne nous appartient de juger ce qui a déjà été mis ou non en place, car nous n’avons une connaissance suffisamment approfondie ni des dispositifs mobilisables, ni des situations individuelles des enfants et des familles concernés. En revanche, la mobilisation massive des parents d’élèves reste un élément clé pour débloquer des situations complexes et obtenir des solutions des institutions. Quelle que puisse être l’opinion de chacun sur les raisons de cette escalade, se retourner contre d’autres parents ou contre l’équipe pédagogique ne nous aidera pas à parvenir à des solutions constructives. Nous souhaitons que l’école de la République défende le vivre ensemble et l’école inclusive ; nous pensons que c’est en faisant pression tous ensemble sur les institutions qui peuvent mettre en place ces dispositifs que nous y parviendrons.

2 – Aujourd’hui nous ne pouvons pas accepter la situation d’une violence physique et verbale devenues quotidiennes, voire banales, à l’encontre du personnel enseignant, des animateurs et des autres enfants. Pour autant, il semble important de préciser qu’en aucun cas les enfants auteurs de ces actes de violence ne sont pointés du doigt : ces enfants ont impérativement besoin d’une aide supplémentaire, c’est cela que nous réclamons : que des solutions adaptées à chaque besoin soient mises en place de façon immédiate et pérenne.

3 – Hier samedi, la Mairie du 13e a finalement répondu à notre courrier et nos messages téléphoniques en annonçant sa venue lundi à l’école Fagon. Aucune heure ne nous a été communiquée. Nous souhaitons quoi qu’il en soit nous retrouver devant l’école Fagon en signe de rassemblement, mais aussi pour pouvoir discuter de vive voix dans un climat d’écoute et d’échanges. Deux représentants des parents d’élèves occuperont ensuite symboliquement le bureau de la directrice en le faisant savoir par envoi de fax/mail aux instances concernées. Cette occupation sera poursuivie jusqu’à obtention de propositions satisfaisantes des instances compétentes.

Si besoin, les parents seront appelés à mener des actions (pétitions, occupation de la Mairie, du Rectorat …) pour obtenir : une reconnaissance de la souffrance de notre école, des moyens pour retrouver des conditions de travail sereines et en toute sécurité, l’aide indispensable aux enfants qui en ont le plus besoin et dont le comportement n’est plus viable pour leur entourage à l’école, enfants et adultes.

Les parents de l’ÉIR

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